08 juillet 2006
Que du foot
Ils sont quelques-uns à aider les malades de foot comme moi à relativiser. Ils sont dans la blogosphère plus que dans les médias traditionnels. Chacun à leur façon, ils se souviennent que le monde continue à tourner. Oublier c'est bien, se souvenir, c'est encore mieux. Merci à eux.
Soulagé ?
Il y en a qui être soulagé : c'est Robert Duverne.
Non pas qu'il n'ait plus rien à faire (je suppose qu'un préparateur physique, ça bosse jusqu'au dernier jour du dernier match), mais parce que les médias ont arrêté de parler de lui aussi vite qu'ils en avaient fait une star.
Avant le match contre le Portugal, il a sans doute eu droit à une couverture média sans précédent pour un préparateur : et Robert Duverne par-ci, et Robert Duverne par là, et Domenech est allé le chercher à Lyon contre l'avis de la fédé, et la résurrection c'est grâce à lui, et il avait déjà fait ses preuves, et il fonctionne à l'instinct, et blablabla.
Laissons-le bosser, la match contre le Portugal a montré qu'il n'avait pas fini son boulot.
Florilège...
... D'images reçues sur mon e-mail depuis quelques jours. (et je ne parle pas des sons, ayant reçu "Zidane il va marquer" environ 50 fois)
Avec une mention spéciale pour Christiano Ronaldo, devenu en quelques jours le jour le plus détesté de la planète.



L'attente
Mais je n'ai rien à dire de spécial sur la qualification de l'équipe de France en finale, moi.
Le
jeu ? Les Bleus se qualifient sans bien jouer, grâce à un fait de jeu
(le pénalty, justifié) et une défense héroïque. Il faut savoir gagner
comme cela si on veut gagner une coupe du monde, même si la manière
place nos amis italiens comme favoris pour demain soir.
L'événement
de société ? Oui, c'est incroyable de voir des blacks, des blancs et
des beurs se tomber dans les bras les uns des autres après chaque match
et de cette façon. Peut-être l'oublient-ils, peut-être se
réconcilient-ils. Peut-être cela ne sert-il à rien dans cette France si
morose depuis quelques mois / années, mais on sent que la France a
besoin de péter les plombs. En espérant que ce pétage de plombs positif laisse des traces.
La
légende ? Oui, Zinédine Zidane a un destin héroïque, invraisemblable,
exceptionnel et non, il est difficile de concevoir qu'il ne soit pas le
grand vainqueur demain soir.
Mais ce n'est que du football, 22
acteurs, deux coachs - savants tacticiens en l'occurrence -, des faits
de jeu favorables et défavorables, des ballons qui franchissent la
ligne ou pas selon l'intensité du vent.
Oui, on veut que les
Bleus gagnent et non, ils ne sont pas obligés de gagner. Pour nous
avoir encore fait rêver, d'ores et déjà, merci à vous.
